jeudi 12 novembre 2009

le festival de Charleville : une parenthèse enchantée

Cela faisait des années que je rêvais de découvrir le festival de Charleville, il faut être patient mais j’ai pu enfin profiter de cette édition 2009. Contraste et diversité : contrastes entre les jours de semaine et le week end, contraste entre la ville d’hier qui sert d’écrin à la créativité d’aujourd’hui, contraste du public, simple passant s’arrêtant un instant, amateur averti, gens de métier que l’on retrouve de festival en festival. Diversité aussi dans les spectacles : marionnettes à gaines, marionnettes à fils, personnages devenus marionnettes… Et cette offre permet de mieux sentir l’air du temps de la création. On a pu découvrir toute la recherche menée autour des spectacles pour tout-petits (que je rapproche de celle qui se fait dans l’édition). Mais on est surtout frappé depuis quelques années par la porosité des genres. On a à peine eu le temps de réfléchir à ce qu’était le théâtre de marionnettes, le théâtre de rue, le cirque… que tous nos repères sont chamboulés : la marionnette, l’objet, le comédien lui-même se mêlent pour donner à penser. Le théâtre de rue peut se jouer en salle, la marionnette peut devenir homme jouer, danser, déclamer, la vidéo peut faire irruption là où ne l’attend pas, les objets s’animer sous nos yeux. L’enchantement est donc total. Enchantement de voir les regards d’enfants s’écarquillaient, enchantement de l’inattendu, enchantement aussi de la découverte de spectacles qui sont presque « cachés » dans le off. Tout cela ne va pas sans frustration. On ne peut pas tout voir ! Le bouche à oreille fonctionne bien mais parfois les troupes qu’on nous signale sont déjà parties, on peut être déçu par un spectacle dont on attendait beaucoup. Il faut jouer le jeu.Pour mon premier festival, j’ai eu des moments de grâce absolue, quelques déceptions mais surtout la parenthèse « d’un ailleurs » avec un seule envie : Revenir

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire