samedi 24 juillet 2010

Un été à Paris

Quelle idée de passer son été à Paris quand on n’y est pas obligée ! A tous mes amis qui s’étonnaient de mon choix, je veux dire tout mon plaisir. D’abord il fait chaud (enfin presque !) et cela c’est une merveille de pouvoir flâner dans les rues sans courir pour s’engouffrer dans le métro ou sans plier sous le poids des manteaux et des écharpes. Une sorte de liberté vous envahit. Ensuite les bibliothèques sont climatisées et désertes. Hier à Beaubourg dix personnes maximum dans la salle histoire, des photocopies à gogo sans faire la queue…et en sortant en prime un petit spectacle de rue…
Aujourd’hui visite du jardin tropical de Nogent : un rêve, un ailleurs…


vendredi 13 novembre 2009

Un grand café d'Aurillac


L’A.D.H.R.A. (association pour le développement de l’histoire et de la recherche en Auvergne) a fait sa rentrée annuelle le 16 octobre au Café Mary, place du square.
A la fin du XIXème siècle, c’est le Grand Café Bazet, un des plus beaux cafés de la ville rivalisant avec le café de l’Europe, le café Henry. .
Eugène Bazet né à Vieillevie en 1864, fils lui-même d’aubergiste, décide de tenter sa chance à Paris, il devient garçon de salle puis garçon de café. En 1886 il habite 4 rue du Croisant, en 1891 166 rue de Richelieu. En octobre 1892, il rentre « chez lui », il s’est installé à Aurillac où il achete un fonds de commerce. Avec sa nouvelle épouse d’Aurillac, Marie Verdier, ils vont développer le café Bazet. Il ne faut pas perdre de vue que tous deux ont vécu ailleurs, l’un à Paris, l’autre à Toulouse, les deux villes les mieux pourvues en nouveaux cafés que l’on nomme alors « palais de la limonade ». Glaces décorée, rotonde, banquettes de velours, lustres de cristal, mais aussi toutes les commodités : téléphone et annuaires, boîte postale, billard et surtout une belle terrasse extérieure. Ce qui permet au Grand Café Bazet de devenir le café élégant de la bonne société aurillacoise qui vient voir et se faire voir, servie par trois garçons habillés tout de noir avec le grand tablier blanc et le plateau.
Ils vendront en 1905 pour partir à Toulouse remplacés par les Martin qui gardent l’appellation Grand Café Martin et continuent les innovations : concert l’été par un couple de musiciens italiens : piano et voix, restaurant et surtout séances de cinéma en 1909/1910.
Dans les années 20 les Mary qui étaient cafetiers à Aurillac achètent ce café qui devient alors le Grand Café Mary. Il le vendront en 1960. Aujourd’hui il vient d’être racheté par Monsieur Gaillard un ancien garçon de café puis gérant de la maison., qui devient ainsi héritier d’une longue lignée de propriétaires d’un des plus prestigieux cafés d’Aurillac, au coin de la rue Emile Duclaux et de la place du Square.

jeudi 12 novembre 2009

le festival de Charleville : une parenthèse enchantée

Cela faisait des années que je rêvais de découvrir le festival de Charleville, il faut être patient mais j’ai pu enfin profiter de cette édition 2009. Contraste et diversité : contrastes entre les jours de semaine et le week end, contraste entre la ville d’hier qui sert d’écrin à la créativité d’aujourd’hui, contraste du public, simple passant s’arrêtant un instant, amateur averti, gens de métier que l’on retrouve de festival en festival. Diversité aussi dans les spectacles : marionnettes à gaines, marionnettes à fils, personnages devenus marionnettes… Et cette offre permet de mieux sentir l’air du temps de la création. On a pu découvrir toute la recherche menée autour des spectacles pour tout-petits (que je rapproche de celle qui se fait dans l’édition). Mais on est surtout frappé depuis quelques années par la porosité des genres. On a à peine eu le temps de réfléchir à ce qu’était le théâtre de marionnettes, le théâtre de rue, le cirque… que tous nos repères sont chamboulés : la marionnette, l’objet, le comédien lui-même se mêlent pour donner à penser. Le théâtre de rue peut se jouer en salle, la marionnette peut devenir homme jouer, danser, déclamer, la vidéo peut faire irruption là où ne l’attend pas, les objets s’animer sous nos yeux. L’enchantement est donc total. Enchantement de voir les regards d’enfants s’écarquillaient, enchantement de l’inattendu, enchantement aussi de la découverte de spectacles qui sont presque « cachés » dans le off. Tout cela ne va pas sans frustration. On ne peut pas tout voir ! Le bouche à oreille fonctionne bien mais parfois les troupes qu’on nous signale sont déjà parties, on peut être déçu par un spectacle dont on attendait beaucoup. Il faut jouer le jeu.Pour mon premier festival, j’ai eu des moments de grâce absolue, quelques déceptions mais surtout la parenthèse « d’un ailleurs » avec un seule envie : Revenir

jeudi 30 juillet 2009

1968 dans le Monde

Mon dernier ouvrage paru à La Martinière-Jeunesse s'adresse à tous les jeunes qui veulent en savoir plus sur cette période si controversée. Il raconte une époque qui, dés le début des années 60, a engendré une rupture avec la génération précédente. Mais est-ce vraiment une rupture ou l'aboutissement d'une lente évolution. Ce document illustré par des photos replace un mouvement dans une période longue de 1965 à 1972...et permet de mieux comprendre comment se mettent en place une évolution des mentalités